
Netflix, Amazon Prime Video, Disney+, Spotify, Deezer, YouTube Premium, Canal+, Apple Music… La liste s’allonge, et chacun ne coûte "que" quelques euros. Mais cumulés, ces petits montants deviennent un vrai fardeau pour de nombreux foyers.
En 2024, un foyer français moyen pouvait facilement dépenser entre 50 et 100 € par mois en abonnements numériques, tous domaines confondus. Cela représente 600 à 1200 € par an, soit l'équivalent d’un loyer mensuel ou des courses d’un mois.
Le modèle par abonnement est séduisant : pas d’engagement long terme, accès illimité, et la promesse d’un tarif abordable. Pourtant, cette stratégie commerciale repose sur une illusion : celle d’une dépense anodine. En réalité, ces abonnements sont pensés pour s’accumuler, s’oublier… mais continuer à ponctionner chaque mois le compte bancaire.
Pire encore : certains abonnements augmentent chaque année. Par exemple :
Entre les services souscrits pour un essai gratuit, les options activées par défaut ou les offres "familiales", il devient compliqué de garder le fil. Selon une étude de HelloSafe, un Français sur trois ignore combien il dépense réellement chaque mois en abonnements.
Des applications de gestion de budget comme Bankin’, Linxo ou YNAB aident à reprendre le contrôle, mais peu sont utilisées de manière régulière.
Dans un contexte d’inflation, de hausse des prix de l’énergie et de l’alimentation, ces dépenses "de confort" deviennent des arbitrages. Beaucoup de foyers français doivent choisir entre :
Le partage de compte, justement, est dans le viseur des grandes plateformes, qui restreignent de plus en plus l’usage multi-utilisateur. Une stratégie qui pousse à la multiplication des abonnements… et donc des coûts.
Voici quelques pistes concrètes pour reprendre la main :
La logique du “tout abonnement” semble s’imposer, mais elle cache une réalité économique préoccupante : des ménages de plus en plus dépendants de services qu’ils n’ont pas toujours les moyens de payer. Pour ne pas sombrer dans un modèle insoutenable, il est urgent de faire le tri, d’arbitrer… et surtout de se rappeler que parfois, moins, c’est mieux.