
On nous sert le discours larmoyant habituel : harcèlement, addiction, contenus dangereux. Bien sûr, les dérives existent. Mais utiliser la vulnérabilité des mineurs pour justifier la mise sous tutelle numérique de toute une population est une manipulation grossière.
Car la mesure ne s’arrête pas aux adolescents. Les adultes devront également prouver leur identité pour accéder aux plateformes. Vérification obligatoire, traçabilité généralisée, fichage progressif. Ce qui commence par les enfants se termine par le contrôle de tous. L’État ne protège pas : il infantilise, encadre, surveille.
Au lieu d’imposer aux parents leurs responsabilités éducatives, l’État s’invite dans l’intimité numérique des familles. Il déclare les parents incapables, irresponsables, et se substitue à eux. C’est la philosophie profonde de cet État nounou : retirer toute souveraineté individuelle pour mieux asseoir son pouvoir.
Pourquoi éduquer quand on peut interdire ? Pourquoi responsabiliser quand on peut fliquer ? Cette mesure est une insulte à la liberté parentale et à l’intelligence collective. Elle transforme chaque foyer en annexe de l’administration numérique.
Cette loi s’inscrit dans un mouvement plus large et inquiétant : le raidissement permanent de l’État contre toute forme de contestation. « Ingérence intérieure », disent-ils. Traduction : museler les critiques, asphyxier les mouvements populaires, empêcher l’organisation hors des canaux officiels.
Les réseaux sociaux, malgré tous leurs défauts, restent l’un des derniers espaces où l’information circule sans filtre médiatique dominant. En imposant l’âge minimum et l’identification, le gouvernement s’attaque directement à la capacité du peuple à s’informer librement et à se mobiliser. C’est une déclaration de guerre contre la dissidence numérique.
Le même État qui subit des milliers de cyberattaques annuelles, incapable de protéger ses propres systèmes, prétend maintenant « sécuriser » l’internet pour les citoyens. Le même État qui a renoncé à contrôler ses frontières, qui laisse des territoires entiers échapper à son autorité, veut soudainement verrouiller l’accès à l’information.
C’est l’aveu d’un régime qui craint son propre peuple. Un peuple de plus en plus mécontent, asphyxié par la fiscalité, l’immigration incontrôlée, la désindustrialisation, l’insécurité galopante et le mépris technocratique. Face à cette colère légitime qui monte, le pouvoir choisit le couvercle plutôt que le dialogue. La surveillance plutôt que la solution.
Ne vous y trompez pas : cette mesure est un test. Un pas supplémentaire vers une société où chaque connexion est tracée, où chaque opinion est potentiellement surveillée, où la liberté n’existe plus qu’à dose homéopathique et sous contrôle étatique.
L’État autoritaire se cache derrière des prétextes « louables » : protection de l’enfance, lutte contre la désinformation, sécurité numérique. Mais le résultat est toujours le même : plus de pouvoir pour lui, moins de liberté pour nous.
Cette loi n’est pas une anecdote. Elle est symptomatique d’un basculement civilisationnel : celui d’une démocratie libérale vers un régime de contrôle social permanent.
Parents, refusez cette déresponsabilisation. Jeunes, contournements techniques et éducation au numérique valent mieux que la castration numérique imposée par l’État. Citoyens, dénoncez cette hypocrisie autoritaire sans relâche.
La France mérite mieux qu’un État nounou transformé en Big Brother maladroit. La liberté numérique n’est pas négociable. Elle se défend.
Le combat ne fait que commencer.