
Lors des manifestations du 22 novembre contre les violences sexistes, certaines pancartes et slogans n’ont pas seulement dénoncé les agresseurs réels : ils ont amalgamé tous les hommes en potentiels prédateurs, violeurs en puissance, menaces permanentes.
Ce réflexe d’amalgame pose un problème majeur :
Ce type de rhétorique n’aide en rien les victimes. Il crée au contraire un climat inflammable où tout dialogue devient impossible et où la cause féministe se retrouve captive d’une minorité bruyante, plus occupée à condamner qu’à convaincre.
Le cœur de cette dérive tient à une idée simple :
Si l’on veut combattre un problème, il faut le nommer et l’isoler. Pas l’étendre à la moitié de la population.
La misandrie revendiquée par certains cercles néo-féministes n’est ni un outil politique efficace, ni une forme de justice. C’est un poison qui :
Ce cercle vicieux ne sert qu’à radicaliser les deux camps.
Face à ces dérives, certains mouvements comme Némésis proposent un féminisme qui refuse l’hystérisation permanente et les attaques globales contre les hommes. Un féminisme qui recentre la lutte sur :
Qu’on adhère ou non à l’ensemble de leurs positions, leur démarche rappelle une évidence oubliée :
On peut être féministe sans être misandre. On peut vouloir protéger les femmes sans déclarer la guerre aux hommes.
Le véritable combat féministe doit rester ce qu’il a toujours été : un combat pour les femmes, pas contre les hommes.
Il doit se faire :
Abandonner la caricature, c’est redonner de la force à une cause qui le mérite.
Abandonner l’amalgame, c’est retrouver un langage capable de toucher l’ensemble de la société.
Le féminisme n’a pas besoin d’ennemis imaginaires.
Il a besoin de courage, de lucidité et de cohérence.