France Travail exige des comptes des chômeurs, mais qui exige des comptes aux recruteurs ?

jeudi 27 août 2026
Crédit photo : Gemini
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Lorsqu’un demandeur d’emploi est inscrit à France Travail, il doit justifier ses démarches, répondre aux offres raisonnables d’emploi et respecter un certain nombre d’obligations. Ses manquements peuvent entraîner des sanctions.


Mais que se passe-t-il lorsqu’une entreprise reçoit sa candidature et ne répond jamais ?


En pratique, le candidat peut être soumis à des obligations et à des contrôles, tandis que le recruteur n’est soumis à aucune obligation générale de répondre dans un délai déterminé. Une situation qui peut sembler profondément déséquilibrée.


Un candidat peut consacrer du temps à adapter son CV, rédiger une lettre, passer un entretien et attendre plusieurs jours ou plusieurs semaines dans l’incertitude. Pendant ce temps, il doit continuer à effectuer ses démarches auprès de France Travail et peut être amené à justifier son activité.


Pourquoi le principe ne fonctionnerait-il pas dans les deux sens ?


Sans imposer aux entreprises d’embaucher un candidat, un dispositif pourrait au minimum imposer une réponse dans un délai raisonnable, par exemple sous 10 ou 15 jours. Il pourrait simplement s’agir d’un refus, d’une convocation à un entretien ou d’une information indiquant que le recrutement se poursuit.


L’objectif ne serait évidemment pas de sanctionner une entreprise parce qu’elle choisit un autre candidat. Il s’agirait de responsabiliser le recruteur sur la communication avec les personnes qu’il sollicite ou dont il examine la candidature.


France Travail demande aux demandeurs d’emploi de respecter leurs engagements. Pourquoi le marché du travail devrait-il reposer uniquement sur les obligations du candidat ?


Le recrutement devrait être une relation entre deux parties. Si l’une est soumise à des contraintes et à des sanctions, il serait légitime de réfléchir à un minimum de réciprocité et de responsabilité du côté des recruteurs.