
La facture de gaz va encore grimper. Au 1er septembre, le prix repère du gaz augmentera de 5,6 %, après une hausse de 7,4 % en juillet. Une nouvelle mauvaise nouvelle pour les ménages français qui voient leurs dépenses contraintes s’envoler mois après mois.
Et le plus inquiétant se mesure sur la durée : en seulement quatre ans, le prix moyen du gaz facturé aux ménages français aurait bondi de près de 84 %, selon les données officielles.
Une succession de hausses qui finit par devenir insupportable. Énergie, alimentation, assurances, carburants, logement… tout augmente, sauf les revenus qui doivent permettre aux Français de suivre. Pour les ménages modestes, chaque nouvelle hausse signifie des arbitrages supplémentaires : se chauffer moins, réduire les courses, renoncer aux loisirs ou repousser des dépenses pourtant nécessaires.
On nous explique régulièrement qu’il faut s’adapter, faire des économies et modifier nos habitudes. Mais comment économiser lorsque les dépenses indispensables augmentent les unes après les autres ?
Se chauffer n’est pas un luxe. Cuisiner, se déplacer et vivre dans un logement correctement chauffé ne devraient pas devenir des privilèges réservés à ceux qui disposent des revenus les plus élevés.
Cette nouvelle hausse du gaz illustre surtout l’échec des politiques successives censées protéger le pouvoir d’achat. À force de laisser exploser les coûts de l’énergie, c’est l’ensemble du budget des ménages qui est étranglé.
Le problème n’est plus une hausse isolée. C’est l’accumulation permanente des augmentations qui devient le véritable scandale.
Pendant que les gouvernements multiplient les discours sur le pouvoir d’achat, les Français découvrent chaque mois de nouvelles factures plus élevées.
Le coût de la vie devient progressivement une machine à appauvrir les ménages. Et cette nouvelle hausse du gaz est une preuve supplémentaire qu’il est urgent de s’attaquer au problème de fond : permettre aux Français de vivre correctement de leurs revenus, plutôt que de leur demander sans cesse de supporter de nouvelles augmentations.
Source : www.capital.fr