L’homme déconstruit : un idéal absurde pour une société en perdition

jeudi 27 février 2025
Crédit photo : IA / freepik.com
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Ah, le XXIe siècle, cette époque bénie où l’on nous intime l’ordre de déconstruire notre propre essence.

Voilà qu’un étrange concept est né dans les cercles progressistes : celui de l’« homme déconstruit ».

Finie la virilité, l’assurance, le sens du devoir !

Place à l’homme repentant, qui s’excuse d’exister et dont la seule ambition est de correspondre aux diktats du wokisme ambiant.


L’homme déconstruit, ou la castration idéologique

Le message est clair : la masculinité serait toxique. Toute démonstration de force, d’assurance ou même de simple résistance intellectuelle aux dogmes du moment serait un vestige d’un patriarcat honni. Désormais, il faudrait s’excuser d’être un homme, apprendre à se mouvoir dans le monde avec la discrétion d’un félin apeuré, et surtout, se soumettre aux nouvelles normes dictées par une idéologie qui ne tolère que la faiblesse.


Soyons sérieux deux minutes. L’histoire de l’humanité a été forgée par des hommes et des femmes assumant leurs rôles complémentaires. Ce sont ces valeurs, ce courage, cette force d’âme et de corps qui ont construit des civilisations. Mais aujourd’hui, il faudrait désapprendre tout cela, car ce serait oppressif.


La masculinité toxique… mais pour qui ?

Nous avons donc un concept magique : la « masculinité toxique ». Mais qui est toxique, au juste ? L’homme qui protège, qui défend, qui construit, qui assume ses responsabilités ? Ou bien cette idéologie qui pousse les hommes à s’effacer, à douter d’eux-mêmes, et in fine, à laisser la place à une société affaiblie ?


On nous dit que les hommes doivent être plus sensibles, plus à l’écoute, moins compétitifs, moins ambitieux. Très bien, faisons le test : une femme, face à un danger, préférera-t-elle se réfugier auprès d’un homme fort et assuré, ou d’un individu ayant passé sa vie à se déconstruire devant son miroir en pleurant sur sa propre virilité ? La réponse est aussi évidente qu’embarrassante pour les promoteurs de cette idéologie absurde.


Les contradictions d’un monde en perte de repères

On nous ordonne d’abandonner notre nature profonde, mais lorsqu’il s’agit de protéger, de bâtir, de se sacrifier, on se tourne toujours vers ces mêmes hommes que l’on a tenté de briser. N’est-ce pas là un paradoxe délicieux ?


Les sociétés qui survivent sont celles qui respectent l’équilibre naturel entre les sexes. L’homme n’a pas à s’excuser d’être ce qu’il est. On peut être fort et bienveillant, protecteur et respectueux. Mais vouloir transformer l’homme en une version affadie de lui-même, c’est signer l’arrêt de mort de toute civilisation qui se respecte.


Alors messieurs, un conseil : gardez la tête haute. N’écoutez pas ces chants de sirènes qui vous promettent l’illumination à travers la négation de ce que vous êtes. Soyez forts, soyez fiers, et surtout… refusez la déconstruction.