
Ces 2 euros correspondent à des frais de traitement destinés à financer le renforcement des contrôles douaniers.
Mais attention, ils ne seront pas calculés systématiquement par colis : la taxation dépendra du nombre de catégories de produits présentes dans le paquet.
Par exemple :
Cette redevance s'ajoute à la taxe de 3 euros déjà existante sur les petits colis. La facture fiscale peut donc rapidement grimper.
Officiellement, ces nouveaux frais seront à la charge des plateformes, des vendeurs ou de leurs intermédiaires, et non directement des acheteurs.
Mais rien ne leur interdit de répercuter ce coût sur les prix de vente.
En clair, même si Bruxelles prétend ne pas taxer directement les consommateurs, ce sont potentiellement eux qui supporteront la hausse au moment de leurs achats.
L'Union européenne justifie cette mesure par l'afflux massif de marchandises importées, notamment depuis la Chine : près de 5,9 milliards de petits colis seraient entrés sur le territoire européen en 2025, dont 93 % en provenance de ce pays.
Renforcer les contrôles et lutter contre les produits non conformes est une nécessité. Mais est-ce une raison pour multiplier les prélèvements et pénaliser indirectement les ménages qui cherchent simplement à préserver leur pouvoir d'achat ?
Une nouvelle fois, Bruxelles choisit la taxation comme réponse à un problème économique, au risque de faire payer aux consommateurs français le prix de ses choix commerciaux.