
Le constat est pourtant accablant :
Voilà la “trace carbone” réelle de ces fêtes sauvages que certains qualifient encore de “culture alternative”. C’est tout simplement une agression écologique massive.
Pourquoi ce silence ? Pourquoi les grandes ONG environnementales, si promptes à dénoncer un chasseur ou un automobiliste, ferment-elles les yeux sur ces ravages ? Par idéologie, sans doute. Parce que les free parties sont perçues comme une forme de contestation, une “révolte contre le système”.
Résultat : une tolérance honteuse, au nom de la liberté, vis-à-vis d’événements qui détruisent bien plus la nature que nombre de pratiques qu’ils combattent.
On diabolise l’agriculteur qui utilise un engrais ou le particulier qui tond sa pelouse en pleine sécheresse. Mais on s’accommode de milliers de fêtards qui laissent derrière eux des tonnes de plastiques, de verre, d’excréments et d’hydrocarbures. Quelle hypocrisie !
Ces rassemblements se revendiquent de la liberté. Mais une liberté qui piétine les cultures, souille les rivières et chasse les animaux de leur habitat n’est pas de la liberté : c’est du vandalisme. Et ceux qui ferment les yeux au nom d’une prétendue “tolérance” se rendent complices de ce désastre.
Il est temps de dire les choses clairement : les free party sont une catastrophe écologique. Et la complaisance de certains écologistes, qui préfèrent détourner le regard par sympathie idéologique, est une trahison envers la nature qu’ils prétendent défendre.
On ne peut pas réclamer une planète plus propre en tolérant ces orgies sonores et polluantes. On ne peut pas exiger des citoyens qu’ils fassent des efforts quotidiens tout en acceptant que quelques milliers d’individus ravagent en un week-end ce que la nature a mis des années à bâtir.
Si l’écologie veut garder une crédibilité, elle doit cesser ce double discours et dénoncer, sans complaisance, ces fêtes sauvages pour ce qu’elles sont vraiment : un désastre écologique maquillé en liberté.