Le grand retour des banquets : la France qui aime se retrouver autour de la table

mardi 11 novembre 2025
Crédit photo : Gemini
Crédit photo : Gemini


Il y a dans l’air un parfum d’autrefois. Celui des grandes tablées, des verres qui s’entrechoquent, des chansons reprises en chœur et des rires qui s’envolent jusque tard dans la nuit.

Partout en France, les banquets populaires refleurissent — ces repas festifs où l’on célèbre la gastronomie régionale, la convivialité, et ce lien humain simple qui nous manque tant.


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Un retour aux sources dans un monde déshumanisé

À l’heure des repas pris sur le pouce, des écrans omniprésents et des relations virtuelles, les Français semblent éprouver un besoin viscéral de renouer avec la chaleur du collectif. Le banquet, dans sa forme la plus authentique, symbolise ce retour à la simplicité : partager un plat du terroir, chanter un air connu, trinquer avec son voisin, qu’il soit ami ou inconnu.


Ces moments suspendus rappellent une époque où la convivialité n’était pas un luxe mais une évidence.

Ils permettent de revivre cette France des villages, des bals sous les lampions et des repas champêtres où la table rassemblait toutes les générations.


Une tradition populaire qui traverse les âges

Le banquet n’est pas une invention récente. Depuis le Moyen Âge jusqu’aux repas républicains de la IIIᵉ République, la France a toujours su célébrer ses valeurs autour d’un bon repas. C’est un rituel profondément ancré dans la culture française, un lieu de partage autant que de parole.


De la choucroute alsacienne au cassoulet du Sud-Ouest, du cochon grillé du Morvan au gratin dauphinois des Alpes, chaque région y défend fièrement ses saveurs. Et au-delà de l’assiette, c’est tout un art de vivre qui renaît : celui de l’entraide, du rire et de la fraternité.


Quand nos traditions deviennent suspectes

Ces dernières années, certains cercles militants ou médiatiques ont tenté de jeter le discrédit sur les banquets populaires, les accusant de véhiculer une vision “réactionnaire” ou “d'extreme droite” de la France. Une caricature absurde qui en dit long sur la méfiance qu’éprouve une partie du discours dominant envers tout ce qui touche à nos traditions.


Faut-il donc s’excuser d’aimer chanter, de partager un verre, de célébrer la cuisine de nos régions ?

À écouter certains, redécouvrir nos racines serait presque suspect. Comme si la convivialité, la musique et le terroir étaient devenus des symboles “politiquement incorrects”.


Mais la vérité est bien plus simple : ces banquets sont l’expression la plus sincère de notre art de vivre à la française, de cette joie de se retrouver autour d’une table, entre générations, sans autre motif que le plaisir d’être ensemble.


Derrière les attaques idéologiques, il y a sans doute une peur : celle de voir renaître une France populaire, souriante, enracinée, qui ne renie pas ce qu’elle est.


Une France vivante, solidaire et fière de sa culture, loin du cynisme et des fractures artificielles. Défendre ces banquets, c’est donc défendre ce que nous avons de plus humain : le goût du partage, du chant et de la fraternité.


Le besoin de se retrouver, tout simplement

Dans une société de plus en plus fragmentée, marquée par la solitude et la méfiance, ces banquets viennent rappeler une vérité simple : le bonheur est souvent à portée de table.


Se retrouver, échanger, rire sans écran interposé, redonner du sens au mot “communauté” — voilà ce que cherchent celles et ceux qui participent à ces fêtes.


Peut-être est-ce là la clé du succès actuel des banquets : un retour à l’humain, à la chaleur d’un plat partagé et au plaisir d’un chant entonné ensemble, loin des clivages et des débats.


En conclusion

Les banquets ne sont pas un simple phénomène folklorique. Ils sont le signe d’un désir profond de réenracinement, d’une quête d’authenticité et de lien social dans une époque qui en manque cruellement.


Sous les guirlandes et les chansons, c’est une France bien vivante qui se redécouvre — une France du cœur, du goût et du partage.