
Le racisme anti-blanc est souvent contesté dans l’espace public, parfois considéré comme un « concept d’extrême droite » ou une « inversion victimaire ». Cette réaction s’explique en partie par les théories sociologiques dominantes de la bien-pensance, qui reposent sur une analyse du racisme comme un rapport de domination structurelle. Selon cette grille de lecture, seul un groupe historiquement dominant peut être qualifié de raciste envers les autres, et non l’inverse.
Cette conception repose sur l’idée que le racisme n’est pas seulement une question de préjugés individuels mais une dynamique systémique. Or, cette approche empêche de reconnaître les formes de racisme qui ne s’inscrivent pas dans ce schéma. Le racisme anti-blanc, parce qu’il ne correspond pas au cadre théorique admis, est perçu comme une anomalie qu’il faut relativiser, voire nier.
Les médias jouent un rôle central dans la construction du débat public. Or, ils ont tendance à minimiser ou à euphémiser certains faits qui ne cadrent pas avec les récits dominants. Plusieurs facteurs expliquent ce traitement différencié :
L’affaire de Crépol, où un jeune homme a été tué lors d’une fête de village en novembre 2023, illustre bien cette tendance à la réécriture médiatique. Dès les premières heures, plusieurs témoignages faisaient état d’une agression motivée par une haine envers les « petits Blancs ». Pourtant, nombre de médias ont évité cette lecture, préférant insister sur des « rixes entre jeunes » ou des « violences de quartier ».
Ce type de traitement s’apparente à une forme de révisionnisme d’actualité, où l’on cherche à masquer certains éléments pour éviter de nourrir un débat qui dérange. Ce phénomène s’est déjà observé dans d’autres affaires, où la dimension raciale de l’agression est systématiquement minimisée lorsqu’elle ne correspond pas au schéma classique du racisme dominant/dominé.
Le déni du racisme anti-blanc n’est pas anodin. Il crée un sentiment d’injustice et alimente une fracture sociale qui pourrait être évitée par une reconnaissance plus honnête des faits. En refusant d’admettre que le racisme peut frapper n’importe quel groupe, on contribue à entretenir des tensions dans la société.