
Signés en pleine période post-coloniale, ces accords visaient à maintenir un lien entre les deux pays, notamment sur les questions de circulation et de séjour des Algériens en France. Mais avec le temps, ce texte est devenu une anomalie juridique. Il accorde aux ressortissants algériens des facilités d’installation et de regroupement familial bien plus larges que celles offertes aux citoyens d’autres pays.
Pire encore, cet accord complique l’exécution des Obligations de Quitter le Territoire Français (OQTF) des ressortissants algériens. Alors que la France cherche à expulser des individus en situation irrégulière ou présentant un danger pour la sécurité publique, l’Algérie multiplie les blocages administratifs, refusant de délivrer les laissez-passer consulaires nécessaires à leur retour.
L’actualité regorge d’exemples édifiants : en mars 2025, deux Algériens expulsés ont été renvoyés en France faute d’accord avec Alger. En février, un individu sous OQTF, arrêté à Nice pour violences intrafamiliales, a vu son expulsion annulée après que l’Algérie a refusé de reconnaître sa propre carte d’identité. Ces cas ne sont pas isolés mais symptomatiques d’une politique de défiance systématique du régime algérien à l’égard de la France.
Face à cette obstruction, les gouvernements français successifs semblent impuissants. Quand la France tente de durcir le ton, l’Algérie joue la carte du chantage mémoriel, brandissant sans cesse l’histoire coloniale pour exiger des excuses, des compensations ou des visas supplémentaires.
Ce mépris envers la France ne se limite pas aux questions migratoires. Il s’illustre aussi dans la répression féroce menée par le régime algérien contre des citoyens Français, à commencer par ceux qui osent exprimer une pensée libre.
L’écrivain Boualem Sansal, reconnu internationalement pour ses œuvres critiques envers le pouvoir algérien, en fait aujourd’hui les frais. En février 2025, il a été honteusement emprisonné par un régime qui ne supporte aucune dissidence. Son crime ? Avoir dénoncé la corruption, l’incompétence et l’autoritarisme de la junte au pouvoir. Alors que la France se targue de défendre les droits de l’homme, sa réaction reste timorée, soumise aux intérêts diplomatiques et économiques.
L’Algérie n’est pas une démocratie. C’est une dictature militaire qui muselle ses opposants, contrôle sa presse et utilise la France comme un bouc émissaire perpétuel. Dès qu’une critique est formulée à son encontre, Alger brandit le spectre de la colonisation et exige de nouvelles marques de repentance.
Ce chantage est d’autant plus inacceptable que la France n’a jamais exercé une telle soumission face à d’autres pays avec lesquels elle a eu des conflits historiques. L’Allemagne n’a pas passé des décennies à réclamer des excuses après la Seconde Guerre mondiale. Le Vietnam, pourtant ravagé par la guerre d’Indochine, n’exige pas une repentance éternelle.
Face à cette situation, la France doit cesser de se plier aux exigences de l’Algérie. Il est urgent de :
L’Algérie ne doit plus dicter sa loi à la France. L’heure est venue de rétablir une relation équilibrée, fondée sur le respect mutuel, et non sur la soumission.