
La cause principale vient des élevages. La grippe aviaire a entraîné l’abattage de nombreuses poules pondeuses, ce qui réduit mécaniquement la production. Or, remplacer ces animaux prend plusieurs mois, car une poule ne pond pas immédiatement.
Dans le même temps, de nombreux élevages abandonnent les cages pour des modes de production au sol ou en plein air. Cette transition, encouragée par les consommateurs et les normes européennes, diminue temporairement les volumes disponibles.
Enfin, la demande explose. Face à l’inflation, les ménages se tournent davantage vers les œufs, une source de protéines peu coûteuse. Résultat : moins d’offre et plus de demande, ce qui vide plus vite les rayons.
Les grandes surfaces dépendent de volumes importants et réguliers. Dès que la production baisse, elles sont les premières touchées, car leur modèle repose sur des flux constants. Les producteurs privilégient parfois d’autres circuits, ce qui accentue les ruptures en magasin.
En attendant un retour à la normale, il est possible de se tourner vers des producteurs locaux, souvent moins impactés par la logistique industrielle.
En cuisine, les légumineuses, le tofu ou les produits laitiers peuvent remplacer l’apport protéique des œufs. Pour certaines recettes, le yaourt ou la compote peuvent aussi servir de substituts.
Il ne s’agit pas d’une disparition durable. Le temps biologique nécessaire pour renouveler les élevages explique les tensions actuelles. La production devrait progressivement se stabiliser dans les prochains mois.