
Le montant moyen des dons est également en recul. En moyenne, les Français ont donné 336 euros en 2025, soit près de 30 euros de moins qu’en 2024.
Même les foyers les plus aisés semblent revoir leurs habitudes. Face à l’inflation, à l’incertitude économique et aux dépenses du quotidien, beaucoup préfèrent désormais préserver leur budget.
Cette baisse de la générosité ne signifie pas que les Français se désintéressent des associations. Au contraire, beaucoup reconnaissent que les besoins sociaux augmentent.
Mais plusieurs facteurs alimentent les inquiétudes :
Dans ce contexte, les dons deviennent pour certains ménages une dépense plus difficile à maintenir.
Autre sujet sensible : les débats autour des avantages fiscaux liés aux dons. Les discussions sur une possible réduction des crédits d’impôts auraient refroidi certains contributeurs.
Pour les associations, la stabilité fiscale reste essentielle afin de rassurer les donateurs et encourager la solidarité sur le long terme.
Cette diminution des dons intervient à un moment délicat. De nombreuses structures doivent déjà composer avec la réduction des subventions publiques et une hausse des besoins d’aide sociale.
Le monde associatif craint désormais qu’un recul durable de la générosité fragilise encore davantage certaines missions essentielles auprès des plus précaires.