
Selon le baromètre énergie-info 2026, 72 % des ménages déclarent avoir limité leur chauffage pour éviter des factures trop élevées, contre 53 % en 2020. Une progression particulièrement inquiétante qui témoigne de l'aggravation de la précarité énergétique.
Les conséquences sur le quotidien sont considérables. 35 % des foyers déclarent avoir souffert du froid à leur domicile pendant au moins 24 heures.
Les jeunes adultes sont particulièrement exposés à cette situation. Parmi les moins de 35 ans, 53 % indiquent avoir déjà eu froid chez eux et 55 % rencontrent des difficultés pour payer leurs factures d'énergie.
Le poids de l'énergie sur le pouvoir d'achat reste considérable : 86 % des ménages estiment que leurs factures énergétiques pèsent lourdement sur leur budget.
L'amélioration de l'isolation des logements pourrait pourtant permettre de réduire durablement les besoins en chauffage. Mais le coût des travaux constitue un obstacle majeur pour les ménages les plus modestes, qui n'ont souvent pas les moyens d'investir dans la rénovation énergétique.
Ces chiffres illustrent une réalité sociale préoccupante. Pour une partie de la population, maintenir une température confortable dans son logement est devenu une dépense difficilement supportable.
Se chauffer correctement ne devrait pourtant pas être un luxe. Alors que l'hiver approche, la précarité énergétique rappelle que les difficultés liées au pouvoir d'achat ne concernent plus seulement l'alimentation ou le logement, mais aussi les besoins les plus élémentaires du quotidien.