
Avant le 1er février 2023, l’indemnisation chômage pouvait aller jusqu’à 24 mois. Au 1er septembre 2026, elle pourra être limitée à 15 mois pour les moins de 55 ans concernés par une rupture conventionnelle.
24 mois → 18 mois → 15 mois. La trajectoire est claire : réduire toujours davantage la protection de ceux qui perdent leur emploi.
Le chômage n’est pourtant pas un choix. Une entreprise peut fermer, supprimer un poste, restructurer ou simplement ne plus avoir les moyens de conserver ses salariés. Derrière chaque licenciement, il y a des personnes qui ont travaillé, cotisé et participé à la création de richesse.
Présenter ces réductions comme une simple incitation au retour à l’emploi est une facilité politique. Quand les emplois disparaissent, raccourcir les droits ne crée pas miraculeusement des postes : cela précarise davantage ceux qui viennent de perdre leur travail.
Plutôt que de s’attaquer aux véritables problèmes de fiscalité, de dépenses publiques et de compétitivité, l’État choisit une nouvelle fois de faire peser l’effort sur ceux qui travaillent et ceux qui ont travaillé.
Paupériser les personnes qui ont contribué à la richesse du pays n’est pas une politique sociale : c’est un choix politique. Et ce choix en dit long sur l’état d’esprit de ce gouvernement et des partis qui le laissent faire.
Source : rmc.bfmtv.com