
Dans l'arène médiatique française, où la liberté d'expression est censée être un pilier intouchable, émerge un collectif qui incarne parfaitement les tactiques sournoises et manipulatrices souvent associées à l'extrême gauche : Sleeping Giants France. Ce groupe, qui se drape dans une rhétorique vertueuse de combat contre la "haine", opère en réalité comme un outil d'intimidation économique, ciblant sélectivement des médias non alignés sur une idéologie progressiste radicale. Loin d'être un mouvement citoyen neutre, il révèle les travers d'une stratégie militante qui vise à étouffer les voix dissidentes par des moyens détournés, contournant allègrement les principes démocratiques.
Importé des États-Unis en 2017, Sleeping Giants s'inspire d'un modèle qui a déjà prouvé son efficacité pour asphyxier financièrement des sites conservateurs comme Breitbart. En France, ce collectif anonyme – composé de militants masqués derrière des pseudonymes pour éviter toute accountability – prétend simplement "alerter" les entreprises sur des placements publicitaires problématiques. Mais en réalité, cette approche est une arme idéologique affûtée, conçue pour imposer une censure privée sans recours judiciaire ni débat public. Les algorithmes publicitaires servent de prétexte commode pour justifier des attaques ciblées, masquant ainsi un agenda partisan flagrant.
Les exemples pullulent et illustrent la brutalité de leurs méthodes. Prenez Leroy Merlin, contraint en novembre 2025 de retirer ses pubs d'un site d'information critique sur l'immigration, suite à une campagne orchestrée impliquant des relais politiques d'extrême gauche comme des députés de La France Insoumise. Cette capitulation rapide n'est pas un choix libre, mais le résultat d'une pression publique intense, équivalente à un chantage réputationnel. De même, Kiabi a plié en février 2026 après une alerte sur une chaîne comme CNEWS, accusée de conservatisme sans nuance. Ces "victoires" s'ajoutent à des assauts répétés contre des médias comme Boulevard Voltaire ou Breizatao, démonétisés par des centaines d'annonceurs paniqués.
Ces opérations ne sont pas de l'activisme innocent : elles relèvent d'une intimidation collective, où un groupe non élu joue les justiciers numériques, forçant des entreprises à s'aligner sur une doxa idéologique sous peine de boycott viral.
Sleeping Giants clame son impartialité, mais les faits hurlent le contraire. Leurs tactiques – interpellations publiques massives, amplification via des réseaux militants, et absence totale de contradictoire – évoquent les purges idéologiques d'extrême gauche, où la "haine" est un label subjectif appliqué uniquement aux adversaires. Pourquoi CNEWS ou Frontières sont-ils visés, tandis que des médias ou contenus radicaux de gauche échappent miraculeusement à leur radar ? Des plaintes pour discrimination et sabotage économique, comme celle de Valeurs Actuelles, soulignent le caractère potentiellement illégal de ces pratiques, qui transforment les réseaux sociaux en tribunal populaire biaisé.
En somme, ce n'est pas de la vigilance citoyenne, mais une forme de terrorisme économique soft, qui normalise la censure par la foule et érode la confiance dans un débat médiatique équilibré.
Derrière l'anonymat opportun, Sleeping Giants pue les relents d'une mouvance extrémiste. Ses liens avec des figures et des partis d'extrême gauche, ses cibles exclusivement conservatrices, et son refus de toute transparence trahissent un objectif clair : imposer une hégémonie idéologique en rendant "non rentables" les discours qui dérangent la gauche radicale. Ce n'est pas une lutte contre la haine, mais une guerre culturelle unilatérale, où l'on accuse l'autre de fascisme pour mieux pratiquer une intolérance masquée.
Leur plan à long terme ? Étendre cette machine de censure à toute l'Europe, en multipliant les branches locales pour verrouiller l'espace médiatique et marginaliser toute opposition, sous couvert de moralité.
Sleeping Giants n'est pas un isolat : il s'inscrit dans une vague plus large de stratégies d'extrême gauche qui privilégient la manipulation et la pression sur le dialogue ouvert. En déléguant à des activistes anonymes le pouvoir de décider ce qui est "acceptable", nous risquons une démocratie sous tutelle, où la pluralité des voix est sacrifiée sur l'autel d'une idéologie totalitaire. Les contre-boycotts naissants contre les entreprises cédantes montrent que l'opinion publique commence à se rebeller contre cette hypocrisie.
Au lieu de tolérer ces émanations toxiques, il est temps d'exiger une régulation stricte : transparence obligatoire pour les collectifs militants, recours judiciaires pour les médias ciblés, et un vrai débat sur qui garde les gardiens. Sans cela, Sleeping Giants et ses clones continueront à saper les fondations de notre liberté d'expression, au profit d'une gauche extrême qui rêve d'un monopole narratif.