
Le problème n'est évidemment pas la nécessité d'indemniser les victimes, qui ne saurait être remise en cause. Le problème est celui d'une addition qui ne cesse de s'allonger pour des ménages déjà confrontés à la hausse du coût de la vie, des assurances, de l'énergie et des impôts.
Une nouvelle ponction ici, quelques euros supplémentaires là : individuellement, chaque hausse paraît supportable. Mais mises bout à bout, elles finissent par représenter plusieurs centaines d'euros supplémentaires chaque année.
Et comme toujours, ce sont les Français qui passent à la caisse.
Cette contribution permet de financer un dispositif indispensable, mais elle ne s'attaque évidemment pas aux causes profondes des violences et du terrorisme.
Le gouvernement augmente donc la facture sans pouvoir garantir que le problème diminuera. On demande aux citoyens de payer davantage pour réparer les conséquences d'une insécurité dont ils subissent déjà les effets.
Après les hausses de primes d'assurance, voici donc une nouvelle augmentation obligatoire qui viendra alourdir la facture en 2027.
8,50 euros par contrat : une petite somme à l'échelle de l'État, mais une dépense supplémentaire pour des millions de Français. À force de grignoter le budget des ménages, les « petites » taxes finissent par faire une grosse facture.