
L’éducation apparaît comme le symbole le plus frappant de cette mise à distance :
Ce constat révèle un paradoxe insupportable pour nombre de familles rurales : alors même que l’école républicaine promet une égalité de chances à tous, elle devient le marqueur le plus visible d’une inégalité territoriale qui s’accentue.
Pour corriger la situation :
En clair : la ruralité ne demande pas des privilèges, mais simplement les moyens de faire réussir ses enfants.
L’abandon ressenti ne s’arrête pas aux portes des écoles. Accès aux soins, disparition des commerces, transports rares ou inexistants, fermetures d’administrations… Chaque année, les habitants voient s’éloigner un peu plus les services qui fondent le quotidien d’un territoire vivant.
Ce que les chiffres disent, c’est aussi cela : la ruralité ne veut pas juste être un décor. Elle veut être habitée, soutenue, accompagnée.
Les campagnes françaises représentent :
Pourtant, les habitants ont le sentiment d’être relégués aux marges, invisibles aux yeux d’un État trop concentré sur ses métropoles.
Et quand 9 Français sur 10 partagent ce malaise, ce n’est plus une inquiétude locale. C’est une alerte nationale.
Les résultats de l’étude rappellent une évidence : si la République promet l’égalité, alors elle doit se donner les moyens de la garantir partout, et pas seulement là où vit la majorité.
Les ruraux n’attendent pas de cadeaux. Ils demandent le respect. Ils demandent la reconnaissance. Ils demandent que la France se souvienne qu’elle s’est aussi construite dans ses campagnes.
Défendre la ruralité aujourd’hui, c’est défendre l’avenir de tout un pays.