
À partir du 1er septembre 2026, les vêtements de l’« ultra fast fashion » vendus notamment par Shein, Temu ou AliExpress sont frappés d’un malus pouvant atteindre 12 € pour une veste et 9 € pour un jean.
D’ici 2030, la facture pourra grimper jusqu’à 19,50 € pour certains manteaux.
Encore une taxe. Encore une punition pour le consommateur. Mais toujours pas d’usines.
La France a laissé crever son industrie textile. Les ateliers ont fermé, les emplois ont disparu et la production est partie à l’étranger. Et maintenant, quelle est la grande réponse ? Taxer davantage les vêtements importés.
C’est grotesque.
Taxer un jean chinois ne fera pas renaître une usine française. Cela ne recréera ni filature, ni atelier, ni emploi industriel. Cela ne fera qu’augmenter la facture pour ceux qui n’ont pas les moyens d’acheter plus cher.
On prétend lutter contre la fast fashion et défendre l’environnement. Très bien. Mais où est la stratégie pour produire à nouveau en France ?
Parce qu’à force de fermer nos usines, de délocaliser notre production puis de taxer les produits que nous sommes devenus incapables de fabriquer, on marche sur la tête.
La France ne manque pas de taxes. Elle manque d’usines.
Il faudrait produire, investir, former et relocaliser. À la place, on ajoute une couche de réglementation et de prélèvements.
Un malus n’est pas une industrie. Une taxe n’est pas une relocalisation. Et rendre un vêtement chinois plus cher ne le transforme pas en vêtement français.
À force de taxer tout ce qui entre sur notre territoire plutôt que de reconstruire ce que nous avons abandonné, nous ne sauverons pas le textile français : nous organiserons simplement notre propre déclin industriel.