
Contrairement à ce que son nom suggère, il ne provient pas directement du massif de l’Himalaya, mais des mines de Khewra au Pakistan, à environ 300 km de la chaîne. Ce sel s’est formé il y a des millions d’années, lorsque les mers anciennes se sont asséchées. Sa teinte rosée vient de la présence d’oxydes de fer et d’oligo-éléments.
Le sel rose est constitué à environ 97 à 98 % de chlorure de sodium, tout comme le sel blanc raffiné. La différence se joue sur les 2 à 3 % restants, qui contiennent plus de 80 minéraux et oligo-éléments (fer, potassium, magnésium, calcium…).
Problème : ces minéraux sont présents en quantités infimes. Pour en tirer un véritable bénéfice nutritionnel, il faudrait consommer une quantité de sel démesurée… ce qui serait nocif pour la santé.
Les adeptes du sel rose lui attribuent plusieurs vertus :
Les scientifiques s’accordent à dire que les différences nutritionnelles entre sel rose et sel blanc sont minimes. Les minéraux qu’il contient n’ont aucun impact significatif sur la santé aux doses consommées.
En revanche, comme tout sel, il faut en limiter la consommation : un excès de sodium augmente le risque d’hypertension et de maladies cardiovasculaires.
La popularité du sel rose repose avant tout sur :
Le sel rose de l’Himalaya est un produit séduisant, tant par sa couleur que par son origine géologique. Cependant, ses bienfaits santé sont largement exagérés. D’un point de vue nutritionnel, il n’est pas supérieur au sel de mer ou au sel de table iodé.
La vraie différence réside surtout dans l’expérience gustative et visuelle qu’il apporte. Autrement dit : si vous aimez sa couleur et son goût, utilisez-le avec plaisir, mais gardez à l’esprit que, comme tout sel, la modération reste la clé.