Lorsque l’automne arrive, beaucoup de promeneurs partent à la chasse aux champignons, panier à la main.
Mais une question revient souvent chez les débutants : cèpe ou bolet, est-ce la même chose ? Et surtout, comment les reconnaître facilement ?
Sommaire
Cèpe et bolet : quelle différence ?
En réalité, le cèpe fait partie de la grande famille des bolets. Tous les cèpes sont donc des bolets, mais tous les bolets ne sont pas des cèpes ! C’est un peu comme dire que toutes les roses sont des fleurs, mais que toutes les fleurs ne sont pas des roses.
- Le terme “bolet” désigne un genre de champignons qui possèdent tous des tubes sous le chapeau (à la place des lamelles).
- Le terme “cèpe” s’applique aux bolets les plus recherchés et appréciés pour leur goût. Les plus connus sont le cèpe de Bordeaux, le cèpe d’été ou encore le cèpe des pins.
Les signes pour reconnaître un vrai cèpe
Voici quelques indices simples pour ne pas se tromper quand vous débutez :
Le chapeau
- Brun clair à brun foncé, souvent légèrement bombé.
- Lisse, parfois un peu velouté.
Le dessous du chapeau
- Des tubes blancs ou jaune pâle (et non pas des lamelles).
- Chez un cèpe comestible, ces tubes restent clairs quand le champignon est jeune.
Le pied
- Épais, trapu, en forme de “gros tonnelet”.
- Présente souvent un fin réseau blanc comme une sorte de petit treillis, surtout dans la partie haute.
Attention aux faux amis !
Tous les bolets ne sont pas comestibles. Certains sont amers, d’autres peuvent causer des troubles digestifs. Quelques indices pour rester prudent :
- Les bolets à pores rouges sont à éviter : souvent toxiques.
- Si la chair devient bleue très rapidement quand on la coupe, méfiance : ce n’est généralement pas un vrai cèpe.
- En cas de doute, abstenez-vous de consommer le champignon.
En résumé
- Le cèpe est un bolet de choix, mais il existe de nombreux autres bolets.
- Pour le reconnaître : regardez le chapeau brun, les tubes clairs dessous et le pied épais avec un réseau fin.
- Rappelez-vous qu’un bon champignon cueilli en forêt doit toujours être identifié avec certitude avant d’atterrir dans l’assiette.
Si vous débutez, n’hésitez pas à vous faire accompagner par un connaisseur ou à montrer vos récoltes à un pharmacien avant de les cuisiner.