Forêts et champignons : attention, tout n’est pas permis !

lundi 15 septembre 2025
Crédit photo : Ai / freepik.com
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L’automne marque le retour d’une tradition bien ancrée : la chasse aux champignons. Chaque année, des milliers de passionnés parcourent les forêts à la recherche de cèpes, girolles, trompettes de la mort ou chanterelles.

Mais derrière ce plaisir champêtre se cache une réalité juridique souvent méconnue : la cueillette n’est pas un droit absolu, et elle est encadrée par des règles précises que tout ramasseur doit respecter.


Sommaire


Le droit de propriété : les champignons appartiennent au propriétaire du terrain

Beaucoup l’ignorent, mais les champignons appartiennent au propriétaire du sol sur lequel ils poussent. Ce principe découle du Code civil (article 547) : « Les fruits naturels ou industriels de la terre appartiennent au propriétaire par droit d’accession. » En d’autres termes, entrer sur un terrain privé pour ramasser des champignons sans autorisation constitue une infraction assimilée à un vol.


La question se pose souvent pour les forêts : même si elles ne sont pas clôturées ou signalées, elles peuvent être privées, et la cueillette y est interdite sans l’accord explicite du propriétaire.


Forêts publiques : une tolérance encadrée

Dans les forêts domaniales (gérées par l’ONF) et communales, la cueillette est généralement tolérée, mais à des conditions strictes. Pour les particuliers, la limite fixée par l’Office national des forêts est de 5 kilos par personne et par jour. Au-delà, la pratique peut être requalifiée en ramassage commercial illégal. Certaines communes imposent des restrictions supplémentaires, voire des interdictions temporaires pour préserver la ressource.


Pourquoi ces règles ?

Le champignon n’est pas seulement un mets apprécié des gastronomes : il joue un rôle écologique fondamental dans la forêt. Les mycéliums participent à la décomposition de la matière organique et à la fertilisation des sols. Une cueillette excessive ou irrespectueuse peut fragiliser cet équilibre naturel. C’est pourquoi il est conseillé de :


Respect des propriétaires et bons réflexes

Avant toute sortie, il est recommandé de se renseigner sur la nature des bois visités. Dans un terrain privé, la règle est simple : sans autorisation, pas de cueillette. Dans les forêts publiques, consulter les arrêtés préfectoraux ou communaux permet d’éviter toute mauvaise surprise.


Enfin, un dernier conseil de prudence : la consommation. Chaque année, plusieurs centaines d’intoxications sont recensées en France. En cas de doute sur l’espèce récoltée, mieux vaut demander l’avis d’un pharmacien ou s’abstenir.