
Beaucoup l’ignorent, mais les champignons appartiennent au propriétaire du sol sur lequel ils poussent. Ce principe découle du Code civil (article 547) : « Les fruits naturels ou industriels de la terre appartiennent au propriétaire par droit d’accession. » En d’autres termes, entrer sur un terrain privé pour ramasser des champignons sans autorisation constitue une infraction assimilée à un vol.
La question se pose souvent pour les forêts : même si elles ne sont pas clôturées ou signalées, elles peuvent être privées, et la cueillette y est interdite sans l’accord explicite du propriétaire.
Dans les forêts domaniales (gérées par l’ONF) et communales, la cueillette est généralement tolérée, mais à des conditions strictes. Pour les particuliers, la limite fixée par l’Office national des forêts est de 5 kilos par personne et par jour. Au-delà , la pratique peut être requalifiée en ramassage commercial illégal. Certaines communes imposent des restrictions supplémentaires, voire des interdictions temporaires pour préserver la ressource.
Le champignon n’est pas seulement un mets apprécié des gastronomes : il joue un rôle écologique fondamental dans la forêt. Les mycéliums participent à la décomposition de la matière organique et à la fertilisation des sols. Une cueillette excessive ou irrespectueuse peut fragiliser cet équilibre naturel. C’est pourquoi il est conseillé de :
Avant toute sortie, il est recommandé de se renseigner sur la nature des bois visités. Dans un terrain privé, la règle est simple : sans autorisation, pas de cueillette. Dans les forêts publiques, consulter les arrêtés préfectoraux ou communaux permet d’éviter toute mauvaise surprise.
Enfin, un dernier conseil de prudence : la consommation. Chaque année, plusieurs centaines d’intoxications sont recensées en France. En cas de doute sur l’espèce récoltée, mieux vaut demander l’avis d’un pharmacien ou s’abstenir.