
Les giboulées de mars sont des averses brèves mais intenses, souvent accompagnées de pluie, de neige fondue, voire de grêle. Elles s’expliquent par le conflit entre les dernières influences hivernales et les premières chaleurs printanières.
En mars, l’air froid, qui domine encore en altitude, rencontre l’air plus doux qui commence à s’installer au sol avec l’allongement des journées. Ce choc thermique favorise l’instabilité de l’atmosphère et génère des averses soudaines.
Le terme giboulées remonte au XVIe siècle, mais le phénomène est observé depuis bien plus longtemps. Dans le calendrier des anciens paysans, mars était un mois clé où l’on surveillait le ciel pour anticiper les récoltes.
Dans l’histoire, les giboulées ont parfois joué des tours. Par exemple, en 1815, Napoléon et ses troupes, en route pour reconquérir le pouvoir après son exil à l’île d’Elbe, ont dû affronter un mois de mars particulièrement agité. La météo capricieuse a ralenti sa progression, bien qu’il ait réussi son retour triomphal à Paris.
Le proverbe "En mars, quand il tonne, l’année sera bonne" illustre bien l’attention que portaient autrefois les agriculteurs à ce mois imprévisible. Les orages en mars sont rares mais possibles, et leur présence indique souvent une forte activité atmosphérique, annonçant un printemps dynamique.
Les giboulées de mars sont un rappel que la nature suit ses propres règles. Ce mois marque la transition entre hiver et printemps, avec des contrastes saisissants. Même si elles peuvent être agaçantes, ces averses sont aussi le signe que le renouveau approche. Alors, la prochaine fois que vous serez surpris par une averse soudaine, souvenez-vous : c’est juste mars qui hésite encore un peu entre l’hiver et le printemps !