
Les coassements de grenouilles, bien que naturels, peuvent atteindre des niveaux sonores importants, surtout au printemps et en été, durant leur période de reproduction. Certaines espèces peuvent émettre jusqu'à 90 décibels — soit l'équivalent du bruit d'une tondeuse à gazon. Pour certains riverains, cela devient rapidement une gêne, notamment la nuit.
En France, les grenouilles sont des espèces protégées par le Code de l'environnement. Il est donc interdit de les capturer, de les déplacer ou de les tuer (article L411-1). Toute tentative de suppression de la population de grenouilles, même bruyantes, peut être sanctionnée par la loi.
Cependant, la réglementation sur le bruit (article R1336-5 du Code de la santé publique) distingue les bruits de comportement des bruits naturels. Le Conseil d’État et plusieurs tribunaux administratifs ont estimé que les bruits d’animaux sauvages, comme les grenouilles, ne relèvent pas des « bruits de voisinage » sauf s'ils sont causés par l’homme (par exemple : une mare artificielle introduite dans un jardin sans autorisation ou avec une intention manifeste d’attirer des batraciens).
En résumé
Les grenouilles font partie de notre patrimoine naturel. Leur chant est un marqueur de biodiversité, mais il peut, dans certains cas, devenir gênant pour le voisinage. Une gestion responsable et respectueuse de l’environnement — et du voisinage — permet souvent d’éviter les conflits.