
La réponse est claire : non.
Le simple fait qu’un arbre crée de l’ombre chez le voisin n’est pas automatiquement illégal.
En droit français, chacun est libre de planter des arbres sur sa propriété, à condition de respecter certaines règles, notamment les distances de plantation prévues par le Code civil.
L’article 671 du Code civil encadre précisément la plantation des arbres :
➝ distance minimale de 2 mètres par rapport à la limite séparative
➝ distance minimale de 50 centimètres
Si ces distances ne sont pas respectées, vous êtes en droit d’exiger :
⚠️ Attention toutefois : si l’arbre est en place depuis plus de 30 ans, une prescription trentenaire peut empêcher toute contestation.
La perte d’ensoleillement peut être contestée, mais uniquement dans un cadre bien précis :
celui du trouble anormal de voisinage.
Qu’est-ce qu’un trouble anormal de voisinage ?
Il s’agit d’un trouble qui dépasse les inconvénients normaux que chacun doit accepter en vivant à proximité d’autres personnes.
Dans le cas d’un arbre, les juges examinent plusieurs critères :
Une simple gêne ne suffit pas : il faut prouver un préjudice réel et excessif.
Oui, dans certains cas.
Élagage obligatoire
Abattage ou réduction de hauteur
Cela peut être imposé si :
Avant toute action judiciaire, il est fortement recommandé de suivre ces étapes :
1- Discussion amiable
Souvent, un simple échange suffit à trouver un compromis (élagage, taille régulière).
2- Lettre recommandée avec accusé de réception
Pour formaliser la demande et rappeler les règles légales.
3- Conciliation ou médiation
Gratuite ou peu coûteuse, elle est souvent exigée avant un procès.
4- Saisine du tribunal judiciaire
En dernier recours, avec preuves à l’appui (photos, constats, attestations).
✔️ Un arbre qui fait de l’ombre n’est pas illégal par principe
✔️ Les distances de plantation sont essentielles
✔️ La perte d’ensoleillement peut être contestée uniquement si elle est excessive
✔️ Le dialogue reste la meilleure solution avant toute procédure
Conseil pratique : avant d’agir, consultez le règlement de lotissement ou le PLU de votre commune, qui peuvent imposer des règles plus strictes que la loi nationale.