Bruits de voisinage : que faire en cas de nuisances sonores ?

jeudi 12 juin 2025
Crédit photo : cookie_studio / freepik.com
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Un voisin qui perce à 22h ? Une sono trop forte tous les week-ends ? Les nuisances sonores peuvent vite transformer votre quotidien en calvaire.

Que faire quand le bruit dépasse les limites du tolérable ? Quels sont les critères légaux pour parler de « nuisance sonore » ? Et surtout, comment réagir sans aggraver la situation avec vos voisins ? On fait le point.


Sommaire


Qu’est-ce qu’une nuisance sonore ?

La nuisance sonore se définit comme un bruit répétitif, intensif ou prolongé qui porte atteinte à la tranquillité d’autrui ou à la santé. Elle peut être :


Les sources peuvent être variées : musique trop forte, travaux, appareils électroménagers, talons, cris, aboiements, etc.


Que dit la loi sur les nuisances sonores ?

La loi française encadre strictement le bruit par plusieurs textes, notamment le Code de la santé publique et le Code de l’environnement.


Les critères d’acceptation :

  1. L’intensité du bruit
  2. Sa durée
  3. Son caractère répétitif
  4. Le moment où il a lieu (la nuit étant plus réglementée)
  5. Le lieu (en ville, dans une copropriété, etc.)


Référence légale :


Aucune mesure précise en décibels n’est requise : l’infraction est constatée à l’oreille par un agent (police ou gendarmerie).


Comment réagir face à un voisin trop bruyant ?

1. La voie du dialogue

Avant toute chose, privilégiez la discussion. Parfois, le voisin n’est pas conscient du dérangement. Une remarque polie peut suffire à apaiser la situation.


2. Envoyer un courrier simple, puis recommandé

Si le bruit persiste :


3. Faire appel aux autorités

En cas de tapage nocturne ou de refus de dialogue :


4. Recourir à la médiation ou au tribunal


Quelles aides pour s’en sortir ?

1. Contacter votre bailleur ou le syndic

Dans une copropriété ou un logement loué, le propriétaire ou le syndic est responsable de la tranquillité des lieux. Il peut intervenir, voire résilier un bail si le locataire fautif persiste.


2. Appeler des services spécialisés


3. Aide financière à l’isolation phonique

L’ANAH (Agence Nationale de l’Habitat) ou les collectivités locales peuvent proposer des aides pour isoler phoniquement votre logement.


En résumé

Vivre dans un environnement bruyant est éprouvant, surtout quand le repos devient un luxe. Ne restez pas seul·e : entourez-vous, documentez les nuisances (enregistrements, témoignages, dates) et faites valoir vos droits. La loi est de votre côté.