
Le droit de passage, qu’on appelle aussi servitude de passage, est une obligation légale permettant à un voisin d’accéder à son terrain en passant par chez vous, lorsqu’il n’a aucun accès direct à une voie publique.
➡️ On dit alors que son terrain est enclavé.
Le droit de passage n’est donc pas un privilège de confort, mais une nécessité : il assure à chaque propriétaire la possibilité de rejoindre la route, et donc de vivre et d’exploiter son bien normalement.
Trois cas principaux :
Si vous êtes le propriétaire sur lequel le droit de passage s’applique :
✔ Vous devez laisser passer le voisin ou les personnes ayant droit
✔ Le passage doit être fonctionnel, sans obstacle
✔ Le droit peut concerner les piétons, les véhicules, ou les deux selon ce qui est prévu
✔ Le voisin bénéficiaire doit participer aux frais d’entretien si nécessaire
⚠ Le passage doit se faire à l’endroit déterminé et pas ailleurs sur votre terrain.
Même si vous restez propriétaire de votre terrain, vous ne pouvez pas :
❌ Interdire ou empêcher l’accès
❌ Installer une barrière ou un cadenas sans remettre la clé au voisin
❌ Déplacer le chemin sans accord ou décision de justice
❌ Gêner volontairement le passage (pots de fleurs, matériel, voiture…)
❌ Exiger une indemnité abusive (elle est encadrée par la loi)
Le voisin qui bénéficie du droit de passage doit respecter certaines règles :
❌ Ne pas élargir son usage au-delà de ce qui est prévu (ex. : passage voiture alors que le droit est piéton)
❌ Ne pas causer de nuisances anormales (bruit, dégradation…)
❌ Ne pas inviter tout le quartier à traverser votre terrain
➡️ Le droit de passage n’autorise en aucun cas à se considérer « chez soi » sur le terrain d’autrui.
Avant tout : parler et chercher un compromis.
Si le dialogue échoue, les solutions existent :
Le droit de passage n’a pas vocation à détériorer les relations de voisinage : c’est un équilibre juridique entre liberté d’accès et respect de la propriété.