
Contrairement à une idée reçue, le niveau sonore des motos est réglementé depuis de nombreuses années par des normes européennes.
Les limites d'homologation historiques sont les suivantes :
À titre de comparaison :
La réglementation française impose que chaque moto conserve un échappement homologué. Le retrait d'une chicane, l'installation d'un pot non homologué ou toute modification augmentant le bruit est interdit.
Le niveau sonore de référence du véhicule figure d'ailleurs sur la carte grise, à la rubrique U.1.
Le Code de la route prévoit une amende forfaitaire de 135 euros, pouvant atteindre 750 euros dans les cas les plus graves.
Les forces de l'ordre peuvent également décider de l'immobilisation du véhicule, voire de sa mise en fourrière jusqu'à sa remise en conformité.
Pour lutter contre les nuisances sonores répétées, l'État expérimente depuis plusieurs années des radars sonores capables d'identifier les véhicules excessivement bruyants.
Depuis un arrêté du 7 juillet 2023, le seuil retenu pour les contrôles automatiques en agglomération est fixé à 85 dB(A) pour les véhicules en circulation sur des voies limitées à 50 km/h. Les contrevenants encourent les mêmes sanctions qu'une infraction classique liée au bruit.
La majorité des motards respectent la réglementation et roulent avec des motos conformes. Toutefois, une minorité de véhicules équipés d'échappements modifiés suffit parfois à dégrader durablement la qualité de vie des riverains.
Le débat oppose souvent passion mécanique et tranquillité publique, mais la loi est claire : le plaisir de conduire ne doit pas se faire au détriment du repos des habitants. Dans un contexte où la pollution sonore est désormais considérée comme un véritable enjeu de santé publique, les contrôles devraient continuer à se renforcer dans les années à venir.