Comment mieux vivre sa solitude pendant l'été ?

lundi 30 juin 2025
Crédit photo : tawatchai07 / freepik.com
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Et si votre plus belle rencontre cet été, c’était vous-même ?

Les journées s’allongent, les réseaux sociaux débordent de photos de barbecues et de couchers de soleil partagés… et vous, vous avez l’impression d’être seul·e face à une carte postale que vous ne recevez jamais.

La solitude estivale peut piquer plus fort que les rayons du soleil, mais elle n’est ni une fatalité ni une honte.

Avec l’aide de la psychologue Delphine Auger, explorons des pistes concrètes pour l’accueillir, la comprendre et – pourquoi pas – en faire une alliée.


Sommaire


1. Comprendre la « solitude d’été » : un cocktail de comparaisons et de ruptures de rythme

« Lorsque le rythme social se met en vacances, nos repères vacillent », explique Delphine Auger. « Tout à coup, les rendez-vous habituels disparaissent : collègues absents, activités suspendues, services fermés. Le sentiment de décalage s’intensifie et la comparaison sociale – alimentée par les feeds Instagram – fait le reste. »


À retenir :


2. Accueillir ses émotions sans jugement

« La première étape est l’acceptation », insiste Delphine. « Essayer d’étouffer l’inconfort ne fait que prolonger la souffrance. »


Comment faire ?

  1. Mettre des mots dessus : tenez un carnet où vous notez brièvement ce que vous ressentez chaque soir.
  2. Pratiquer la respiration 4-7-8 : inspirez 4 s, retenez 7 s, expirez 8 s – trois cycles suffisent à réguler le système nerveux.
  3. Se rappeler que l’émotion est passagère : dites-vous « Je ressens de la tristesse en ce moment » plutôt que « Je suis triste ».


3. Se créer des micro-rituels qui donnent du sens à ses journées

« Les rituels structurent le temps et nourrissent le sentiment d’identité », explique la psychologue.


Idées de micro-rituels estivaux




4. Rester connecté sans s’épuiser

La solitude n’implique pas l’isolement total ; elle signifie choisir ses liens.


« La clé est de privilégier la qualité à la quantité », rappelle Delphine Auger.


5. Explorer la “solitude active” : faire de soi un terrain de découverte


6. Quand la solitude devient trop lourde : demander de l’aide

« Sentir qu’on atteint ses limites n’est pas un échec, c’est de la lucidité », souligne Delphine.


7. Petit plan d’action en 5 points

  1. Limiter les réseaux sociaux à 30 min/jour (réglage minuteur).
  2. Tenir un journal émotionnel express (3 phrases le soir).
  3. Bloquer deux créneaux “lien social” par semaine (famille, ami, groupe).
  4. Choisir un projet créatif ou sportif réaliste et fun.
  5. Évaluer son état chaque dimanche : si la détresse augmente, contacter un pro.


En conclusion

La solitude estivale n’est pas une malédiction gravée dans le sable ; c’est un espace où vous pouvez vous rencontrer, vous réinventer et, qui sait, poser les premières pierres de futurs liens authentiques. Comme le résume Delphine Auger :

« Être seul·e pour de bon, c’est rare ; mais se sentir seul·e, c’est fréquent. Transformez ce sentiment en moment de dialogue intérieur : vous découvrirez que vous avez déjà une compagnie précieuse – vous-même. »


Prenez soin de vous, hydratez-vous… et que cet été devienne votre terrain de croissance intérieure.