La violence du silence : comprendre et survivre au ghosting

dimanche 23 novembre 2025
Crédit photo : Gemini
Crédit photo : Gemini


« Il n’y a rien de plus douloureux que de se battre contre un silence qui ne répond jamais. »

Le ghosting — cette disparition soudaine d’une personne sans explication — est devenu un phénomène courant dans nos relations modernes : amoureuses, amicales, professionnelles. Derrière cet acte apparemment anodin se cache pourtant une forme de violence silencieuse qui peut profondément atteindre l’estime de soi.

Dans cet article, nous allons comprendre pourquoi le ghosting fait si mal, ce qu’il révèle parfois sur celui qui le pratique, notamment dans le cas d’un pervers narcissique, et surtout comment traverser cette épreuve sans laisser votre moral s'effondrer.


Sommaire


1. Pourquoi le ghosting fait autant souffrir ?

Le silence n’est pas neutre. Bien au contraire.


Lorsqu'une personne disparaît sans justification :


Le ghosting est violent parce qu’il prive de clôture. Il casse brutalement une interaction sans permettre de mettre un sens, un mot, une explication sur ce qui s’est passé.


Pour beaucoup, cela réactive des blessures plus anciennes : abandon, rejet, dévalorisation. Le silence devient alors un miroir déformant dans lequel on croit voir ses propres défauts.


2. Que cache cette attitude ?

Contrairement à ce que vous ressentez, le ghosting parle souvent bien plus de l’autre que de vous.


Voici les raisons qui se cachent le plus fréquemment derrière ce comportement :


Le ghosting est rarement lié à votre valeur personnelle. Il est lié à l’incapacité de l’autre à communiquer correctement.


3. Le ghosting dans le cadre d’un pervers narcissique

Avec un pervers narcissique, le silence n’est pas un abandon : c’est une arme.


Le PN utilise le ghosting pour :


C’est ce qu’on appelle le silent treatment (traitement par le silence).


Dans ce contexte, le silence n’est pas de la lâcheté : c’est un outil calculé pour provoquer chez vous anxiété, dépendance, perte de confiance et quête désespérée d’attention.


Le plus important à comprendre est ceci :

Le comportement du PN n’est pas un reflet de votre valeur, mais le reflet de son fonctionnement destructeur.


4. Comment gérer le ghosting sans sombrer ?

1. Ne pas courir après le silence

Vous pouvez envoyer un message clair, simple et apaisé, mais une seule fois.

Exemple :

“Je vois que tu t’éloignes. Si tu veux en parler je suis disponible. Sinon je respecte.”


Si la personne ne répond pas : stop.

Insister, c’est s’exposer à plus de souffrance.


2. Ne pas interpréter le silence comme une preuve de votre “insuffisance”

Ce n’est pas “vous n’êtes pas assez”.

C’est l’autre ne sait pas communiquer.

Cette nuance change tout.


3. Partager votre ressenti

Parler à un ami, un thérapeute, écrire dans un carnet : extérioriser évite de laisser la blessure s’enfoncer.


4. Couper l’accès aux réseaux si nécessaire

Les réseaux sociaux entretiennent l’obsession.

Un break numérique aide à respirer.


5. Recentrer votre énergie sur vous


La douleur du ghosting diminue au fur et à mesure que votre vie reprend de la place.


6. Si c’est un pervers narcissique : sortir du jeu

La seule stratégie gagnante face au PN est la suivante :

zéro contact.

Le silence ne doit plus être un terrain où il vous atteint.


5. Transformez cette épreuve en force intérieure

Le ghosting blesse, mais il révèle aussi quelque chose d’important : votre capacité à vouloir du vrai, du respect, du dialogue.


Cette expérience peut devenir un filtre naturel :


Vous méritez quelqu’un qui parle, pas quelqu’un qui efface.


Conclusion

Le ghosting est une forme de violence silencieuse, mais ce n’est jamais une preuve d’un manque de valeur chez la personne qui le subit. Avec quelques repères simples, il est possible de traverser cette blessure sans laisser votre moral s’effondrer.


Ce que vous vivez n’est pas un échec :

c’est la preuve que vous êtes quelqu’un qui attend de vraies relations — et c’est une force.